mardi 28 décembre 2010

A l'ouest...

Hé oui... tout n'est qu'illusion ! Comme un petit chien, blanc, juste maculé d'un peu de boue... un peu crotté, en fait. Et la mémé avec...

Donc, ce soir, je viens fêter avec vous la fin d'une année nulle. Quel plaisir de voir vos gueules de paumés venir s'esclaffer sur mon blog ! Je n'ai pas la prétention de détruire toute intention de venir lire les histoires d'un soir d'un homme qui aime, par narcissisme, se raconter des histoires qui sont propres à sa vie idiote, réalistes et vaines mais je subodore l'exagération outrecuidante de certains (certaines...), une malfaçon, une envie de détruire l'acte de donner. Mais si ça vous fais chier cette exagération, quittez ce blog bordel ! Et ses fautes orthographiques vulgaires pour vos grands esprits ! Nom de Dieu. Certes, je n'ai pas droit à l'erreur parce que j'écris, j'ose. Mais mon maigre talent dans l'assemblage des sons et des mots pêche par mon manque terrible de n'avoir su être un collégien ou lycéen digne de désirer des bonnes notes... Alors, dans ce sens, unique, je vous emmerde. Dignement. Dans toute ma splendeur et ces pêchés. Et puis, un fantôme, dans son entier, n'est qu'une merde assassine qui se cache, qui fait bouh...! par-dessus l'armoire, au fond du couloir... Rien de prétentieux, ni d'intéressant. A l'Ouest, rien de nouveau.

dimanche 5 décembre 2010

Flics I

Et oui, c'était il y a bien deux ans. Je revenais d'un concert joué dans un bar de lesbiennes dans ma ville de renommée catholique. Mon amie, sa copine et moi-même revenions du taudis où mon groupe de rock français à dominante pessimiste et rancunière venait de se produire. Nous avions bu et je reprenais le volant. Nous avions environ une dizaine de kilomètres à parcourir pour rentrer à notre appartement de vie commune. Tout se passa à merveille sauf que lorsque nous arrivâmes au lieu-dit, ma chère et tendre aimée se souvint qu'on avait oublié sa sœur. En boite. Moi qui était content d'avoir su éviter tout contrôle d'alcoolémie devait, dans l'instant, faire demi-tour et revenir au point de départ. Une sainte colère monta en moi et après une engueulade musclée, je décidais de reprendre la route. A cent à l'heure. En ville. Après une conduite quasi-dangereuse (vitesse, colère, alcool), j'arrivais sur un pont et déposais les facétieuses leur disant de rentrer à pieds... Le pont était la mi-chemin entre notre appartement et la boite. Il était à sens unique (impossibilité donc de faire demi-tour) et se terminait par un feu tricolore. Animait par ma rage et mon souci, je redémarrais en trombe, en faisant demi-tour... Au bout de ce pont abject était un rond-point que je pris à l'envers, pour coupé court. Puis, je m'embarquais sur une double voie limitée à cinquante que je prenais à cent dix ! Ma voiture était chargé d'instruments de musique, et d'un amplificateur très volumineux. Dans le coffre d'une Twingo, voiture à vivre, en fin de vie. Il devait être deux heures du matin. Je conduisais ainsi toujours animé par ma colère, lorsque j'aperçus les phares d'une voiture située derrière moi, se rapprochant terriblement et désirant à tout prix me doubler. Cependant, je soupçonnais chez l'incongru, le désir de me foutre au caniveau. Je décidais alors de lutter. Il ne m'aura pas comme ça le salop ! Et ce soir en plus ! Je manœuvrais alors comme un chef de guerre. Rommel ! Patton ! Un autre encore ! Moi ! Ah, tu passes à gauche... et bien prends ça dans tes ronflures ! Tu capitules pas encore ? Assassin ? A droite maintenant ? Ok camarade, je t'envoie ma botte ! Déguerpis, salope ! Non ? T'insistes ? Pédé du cul ! Enjoliveur de téton ! On s'attend au rond-point suivant... Nous étions ainsi, au corps à corps, en pleine ville, à batailler comme des mouches autour d'une merde, qui se posera ? A cent à l'heure... Quand, survint un virage audacieux... D'un angle droit... D'abord à gauche, puis, à droite... Et alors, dans le mille, les teutons anarchistes qui m'en voulaient étaient des flics... Des Pinots... Simples... Mon attirail m'empêchait de voir leur gyrophare, leur autocollant, leur allure... Je m'arrêtais aussitôt. Sur le côté. Eux aussi. Ils sortirent à quatre. Des costauds. Je n'eus pas le temps de me déboucler et d'ouvrir ma porte. Ils m'avaient sorti d'un trait, jeté sur le capot, les bras étirés dans le dos, les menottes aux poings... Mon nez était écrasé sur la tôle... Ils me demandaient pourquoi ? Comment ? T'es qui ? Ordure !!
Je leur expliquais la vérité, toute... Ils étaient perplexes. Quelle case, chef ? Comme aux Assédics... Ils me fouillèrent, me firent souffler. Positif ! Ils se mirent alors à discuter en rond. Comme des enfants. Je regardais les étoiles, seul dans mon coin. Dieu me regardait en souriant. C'est vrai, chacun ses colères... ! Le temps passait. J'avais froid. J'étais heureux. Comme Angelo... Le comble du bonheur n'était peut-être pas au rendez-vous, mais je vivais... Et je ressemblais à Dieu, comme tous les hommes qui ont connu le vrai souffle du bonheur... L'adrénaline...
Mais bon, j'avais froid, et soif. Et les menottes, ça fait mal... Je décidais de leur demander ce qu'ils comptaient faire et ils me détachèrent en me disant d'aller garer mon véhicule un peu plus loin à l'ombre d'une cité peu accueillante... Surpris, j'obtempérais. Eux, remontèrent dans leur voiture, à vivre aussi (mais un autre modèle...), et tout en me tendant mon permis de conduire, je leur demandais d'aller garer ma caisse dans un endroit plus rassurant pour ma quincaillerie. La réponse fut brève : "c'est ça ou le poste !" Je pris alors mon permis et le chemin à pieds de ma maison. Ils partirent dans l'autre sens. Au bout de dix minutes, je fis demi-tour, récupérais mon véhicule et rentrais chez moi...
Ah, les flics...

mercredi 17 novembre 2010

David. Le Roi ?



Je me retrouve ainsi entre les David... Deux musiciens. L'un, jouant de la harpe, l'autre, un peu de tout. Qui est croyant ? L'un est juif, l'autre américain. Je les aime tous les deux. Le premier, le père, pour sa force contre Goliath, le second, pour sa créativité et sa médiocrité prévisionnelle. Certes, ils sont beaux. Ils ont le même prénom. Ils ne le savent pas. L'un est mort. L'autre aussi, mais il ne le sait pas. D'ailleurs, il le chante encore. Sa non-mort. Ou plutôt, sa nom-mort... Mais quelle différence, quand on est beau ?
Le premier créa une nation, un peuple. En conquérant des terres, des hommes, des idées ; l'Histoire lui laissa l'avantage. Le second, est inconnu des mortels. Sa postérité ne sera qu'éphémère comme un galeux à l'autre bout du monde... Mais, alors que je vais disparaître, comme il est écrit, je les emporterais tous les deux dans mes souvenirs personnels, dans ma tombe agrandie par leur présence même si plus rien est !
Là ! je vous écris. Et je l'écoute. Le second dans mes oreilles, ses mélodies, ses textes d'amours, ses rythmes anti-conformistes, ses femmes adulées, ses conneries en somme, et l'autre, le premier, dans ma tête, le faux-guerrier, qui osa se lever contre l'oppresseur gigantesque, le romain, l'athée, le débile donc, et qui l'assassina en toute intelligence et tout humour et qui gagna... les mains levées. Pour toi, mon Dieu, leur Dieu, je t'ai chanté. Je t'ai même écris. Si ! Mon saint Patron ne s'appelle pas David, il douta de toi. Mais, je lui pardonne comme tu as su le reconnaître dans sa médiocrité et sa grandeur d'amour. Lui, qui se jeta à tes pieds, en pleine reconnaissance. Notre David, est plus grand mais moins sage. Il est devenu roi. Tu l'as protégé et il a bâti. L'autre, chanteur, pour des midinettes asexuées, en chaleur asociale, bête mais gentille, et des mecs, sexués mais intello genre nuls, tous avec l'envie de le sucer... Bon. Moi, je l'écoute. Ses rêves m'emportent et m'envoient vers la solitude et le combat du premier et ses grandeurs. Nu, aux portes de Jérusalem, l'arme fragile et le destin incertain, face au monstre païen et cupide, sûr de lui, je le tue ! Et mon charisme de se transformer. A travers les temps... Que serais-je ? David ? ou David ?

samedi 30 octobre 2010

Eden... Tu me manques.

Comment sortir de l'utopie ? Je rêve souvent, voire tout le temps. Mon banquier est contre. D'ailleurs, vu sa lettre, il est furax ! Si. "Quoi ! Cinq cent euros de découvert ! c'est quoi ce meurtre ?!" Ben ouais... j'ai pas regardé à la dépense... Un caddie, de l'essence, du pastis... un peu de bas pinard... Et voilà ! Tout s'envole ! Désolé tyrolien ! Et puis j't'emmerde ! Ordure !
J'avais juste envie de rêver, comme dormir, mais en moins pire. Avec ma femme, mon fils, mon chat et mes embrouilles. Et de m'envoler au delà du monde, loin... Tout au-dessus. Sans fantômes. Comme un nuage... Déjà, petit, à quinze ans, j'en rêvais. L'utopie... quelle folie... Même ta mère, elle en veut pas. Et ton chien... t'imagine ? Non ! Ne rêvons plus, agissons ! Les retraites, le sexe, les noirs, les juifs, les musulmans, les mères isolées, les chiens errants, les belges, les Robert, les jeunes, les pédés, l'Europe, les travailleurs, les enculés, les riches, les nantis, les moi, les autres, les putes, les orthodoxes, les allemands, les pères, les animaux morts, les blessés, les SDF, les infortunés du monde, les mocassins, et ta mère ? Hein ! T'en parles plus ? T'es baisé ? Mais non... T'as juste oublié de te réveiller....

vendredi 1 octobre 2010

Obscur désir

Je ne possède pas grand chose dans l'intelligence, des valeurs, des discours. Mais je sais reconnaître un chien. Si. En l'occurrence sur la photo, il est présent. Regardez bien. Au premier plan sur la gauche, il y a sa mère. Toute pleine d'orgueil de savoir funeste. Les outils dans les mains, la responsabilité dans la gestuel, le regard supérieur vers son poil fétiche. En face, le chien. Un verre à la main. Qui comprend. Tout. "Oui, chérie, la brosse tu te la fourre dans le cul..." "Mais tu parles ?!!" "ben oui, succube, on est du même sang, regarde nos poils..." "Alors c'est vrai, Dieu existe !" "Mais oui, salope, depuis la gay-pride tout existe !" "Mais dis moi, (tout bas), c'est qui ce type à côté de nous qui me regarde avec sa tronche d'arriviste genre premier de classe ? En plus, il n'arrête pas de me fixer... Tu le connais ?" "Non, mais tu veux que j'le morde ?" "Attaque !!" "Scroumpf !!" "Ouaf !!"
Les flics arrivèrent avec le plombier. Ils libérèrent de l'étreinte charnel l'animal blessé et son verre. Puis virèrent la mère et ses brosses sous prétexte que les colporteurs n'ont rien à foutre sur les lieux d'un crime. Par contre ils embarquèrent le suspect. Un type blond, un nez noir humide, des oreilles immenses et poilues, d'ailleurs complétement poilu le mec... Avec des griffes saillantes et l'art terrible de se foutre de la gueule du monde, tellement il rit en sortant sa langue, et cherchant son air que par la bouche... Bref, un nihiliste. Un pur. Un vrai. Ils l'emmenèrent dans le fourgon pour le commissariat. Interrogatoire ! Le pauvre type perdu se retrouva dans une petite pièce avec deux geôliers belges. Ils le frappèrent tellement il gueulait. Puis lui mirent un balai dans le cul et s'en allèrent. Le type blond mourut à droite. Le balai à gauche.
Le plombier mangea des frites chez Brigitte regrettant Alain et se rappelant de Bernadette qui avait appelée sa caravane "Vive la frite".
Derrière cette histoire, un couple en fin de vie firent l'amour et burent une bière belge. Il pleuvait dehors. Un vrai temps de chien...

lundi 27 septembre 2010

T


T c'est un type qui se distingue. T, il veut pas. T sait toujours dire non. Et ça emmerde tout le monde car tout le monde voudrait entendre oui. A leurs discours. Et T s'en fout. Il pense un peu plus loin. Et les gens, ça les rend triste. Pour lui, et secrètement pour eux. Pourquoi T n'entend pas ? Et pourquoi ne correspond t-il pas ? T est unique et sa mère n'est pas d'accord. Elle seule sait. Lui n'est qu'un sale gosse qui se fout de la parole divine. En fait, c'est faux. T est amoureux. Mais personne ne veut l'entendre. Car T a fait trop de bruit. Tout autour. Et son discours est vain et inutile. Les gens savent (ils savent rien) et inutile de leur (re-)dire. Mais T est un trafiquant. Un vicieux terrible que rien ne rebute. Il aime par-dessus tout resplendir de folies intrépides. Quitte à se casser la gueule... Et ça inquiète. Mais ça provoque l'amour en général. Mais pas très longtemps... Les gens se lassent vite des sentiments faciles, puérils et vrais. Ils ont tout fait pour les annihiler au fond de leurs tristesses personnelles. Alors quand T débarque, à moitié saoul, complétement hirsute dans les airs, ténébreux dans le désir, facétieux dans le rire, alors les gens circulent, évitent ou pleurent ou crient. Et T rit. Aussi T est calculé comme un romantique nihiliste et fou ; fou comme triste. Mais c'est faux. T est vraiment fou. Et T aimerait s'isoler du monde. Comme pour mieux apprécier et aimer. Mais T provoque trop le monde et il le rattrape. Tout le temps. Les gens le veulent... juste un instant. Comme un flash. Mais au bout de ce temps, T détruit tout. Pour le plaisir souvent. Il ne vous croit pas malheureusement. Tellement tout ça est faux. Alors T est viré. Et il en est triste. T veut mourir mais la Mort ne veut pas de lui, pour l'instant. Trop con pour aujourd'hui qu'elle lui a dit... Les étapes de vies rencontrées lui disent de survivre péniblement et inlassablement. C'est long de mourir... Alors T se révolte. Comment ça je ne peux pas mourir ?! Salope ! Et bien je boirais ! Et je fumerais aussi ! Et le médecin lui dit alors, au bout de vingt ans de fumée aquatique, que son cœur est celui d'un sportif... La Mort avait gagné... T est père maintenant. T n'est pas heureux. T est content quand même. T est un sale morveux, il ne sait pas ce qu'il veut ! T rencontre des femmes qui lui disent ce que les gens lui disent. T les écoute. Et T s'emmerde. T a alors une idée géniale. Déclarer la guerre aux pédés, aux noirs, aux juifs et, pour l'exemple, la farce, aux belges. Mais alors tout le monde l'engueule. Tous. Toutes. Et de dire : "Mais T, jamais alors tu changeras ?!" Et T les regarde. Incompris. Le fossé s'agrandit. Et les idées s'amenuisent. T comprend alors qu'il est vraiment seul et que son ressentit passé n'était pas faux. Et qu'il eut fallu l'écouter. Dès le début. Peut-être eut-il été plus heureux ?
T ressemble a une croix. Mais sur son T rien n'est crucifier. Pas même Dieu. Dieu aime T. Et T aime Dieu.
T n'est pas belge et déteste les animaux...

samedi 11 septembre 2010

Tout au bout du monde.


Je me promenais, seul, avec mon chien. Sur un chemin déconfit par la notoriété ; je regardais les usagers de passage. Leurs mesquineries, leurs tortures pittoresques, leurs malignités toutes défendues, mes envies terribles de les supprimer de mon paysage, de ma pensée, la bien belle, celle qu'on oublie bien souvent... Mon chien venait de débusquer un lapin. Il fut gobé très vite et sans souffrance. En toute hygiène, rassurez vous. Mon chien est un chien mais il n'existe pas. Tout comme mon chemin. Mais le décor, funeste et véritable, est vrai. Aussi vrai que je vous écris, mes chers fantômes. Tout au bout de mon chemin, il existe une porte. Lorsqu'on l'ouvre, une lumière étincelante et sensible apparait et vous enveloppe, et vous prend. A jamais. "Tu es fou ! N'ouvre pas ! " Qu'elle vous dirait, comme ça... Mais tu sais, petite, ma vie ne compte pas pour tout ça, je ne suis pas là. Je n'existe pas. Comme mon chien. Ma vie n'existe que dans l'artifice de vouloir exister. En clair, je suis mort et tu ne le sais pas, mais tu le vois ! Mes griseries, mes sans-histoires, mes colères, mes désirs charnels... Comment veux-tu que je disparaisse, alors que je suis déjà tout au bout du monde...

dimanche 5 septembre 2010

Mes pensées d'il y a un an...

J'ai jamais regardé ma mère avec amour, ni avec passion d'ailleurs. Je ne me souviens pas de câlins, d'échanges tendres, de moments privilégiés où je parlais vrai et simplement. Je ne me souviens pas d'avoir été consolé par elle ou d'avoir pleuré dans ses bras ou encore de m'être blotti dans ses seins. Forcément, j'ai eu la tétée. Alors oui, ses nichons, je les ai vu en gros plan. Je les ai même gouté. Mais je ne m'en rappelle pas. Et elle n'a jamais reparlé de ces moments-là. Elle a des souvenirs bien sûr. De mes cris. De mes colères. De mes angoisses. De ma haine. De mes délires. De mes conneries. De mes excès. A t'elle conservé une image lointaine de moi en train de sourire ? De la faire rire ? A t'on déjà dansé à deux ? Je ne m'en rappelle pas.
Les souvenirs de mon enfance avec elle sont étranges. Il y a cette distance déjà à l'époque où elle ne travaillait pas encore. On allait à l'école. Elle nous conduisait à pied dans la rue. Je marchais devant avec les copains, copines. Les familles se réunissaient pour conduire leurs loupiots à l'établissement d'endoctrinement social à méthode forcée sous pilule catholique Vatican II. Enfin, bref, école primaire privée...
Je me souviens de cette anecdote où voyant ma mère sur le trottoir d'en face, portant ses courses et nous voyant de loin, je me mis à courir vers elle, méprisant les voitures qui allaient sur la route, ne regardant qu'elle, ma mère. Mon but atteint, le sourire éclatant, je fus accueilli par une énorme baffe qui claqua plus fort que les klaxonnes des fous précédents. C'était normal. Je ferais pareil. Quoique... je sais pas.
Aujourd'hui, j'ai bientôt 35 ans. Le jour des morts, c'est à dire la Toussaint, on fêtera les 70 ans de mon père, né un 25 octobre 1939. On fêtera aussi les 40 ans de mon frère, né un 2 novembre 1969. Ainsi que celui de mon petit frère, 30 ans, né un 16 juin 1979. Mais aussi, sans symbolique, l'anniversaire de ma tante, la sœur de ma mère. Je ne sais pas son âge, ni sa date de naissance et j'm'en fous... Moi, je suis né un 31 octobre 1974. Ça tombe en plein dans la fête, à un jour près. Mais ma mère m'a dit que c'était pas symbolique. J'avais pas un chiffre rond. On penserait quand même à moi mais on accentuerait tout sur les autres. Ils méritent mieux sans doute. J'en suis pas malheureux après tout. Je dis plus rien à personne. Juste des fois à moi-même. Comme là...
Je pense que ma mère, elle comprend pas comment je fonctionne. Elle doit se dire que je suis resté un enfant, qui sait pas se moucher tout seul, la morve coulant du nez.
Le monde autour de moi s'étiole vers l'avant. Ils essayent tous de réussir, d'exister, de s'enrichir. Moi, je tourne en rond. Je suis sur un rond-point. Accroché dessus. Je tourne. Je tourne encore. Des fois, des gens viennent tourner avec moi. Souvent ce sont des filles. Alors on baise sur mon rond-point, tranquillement. On jouit, en tournant. J'ai eu un enfant comme ça. Et puis, les gens se lassent. Soit de tourner, soit de mon rond-point. Peut-être les deux à la fois. Alors ils s'en vont et me laissent tout seul. Alors je continue de tourner. En rond. Comme un con.
Ma mère, elle voit tout ça. Elle doit se dire c'est dommage et pense à son repas du soir car elle reçoit des amis.
"La mer c'est dégueulasse, les poissons baisent dedans". Ma mère, je sais pas qui la baise...
Je suis presque à l'image de mon père. Physiquement, mentalement, naïvement, socialement. Sauf que lui n'a jamais tourné. Il n'est pas de l'époque des ronds-points. Ça n'existaient pas. D'ailleurs, il n'a jamais rien pigé aux ronds-points...

lundi 16 août 2010

Le Temps m'a arrêté...


C'est très curieux mais j'ai une bien belle impression depuis quelques années, une idée qui me trotte dans la tête, comme un étrange souvenir d'une très belle fille, par exemple... Je réécoute un album de King Crimson que j'apprécie beaucoup. Les paroles au sens quinquagénaire, la musique ciselée, précise et un tantinet, sur quelques morceaux, mélancolique, la folie noire, la rage plutôt, de certains jours maussades quant à ce qu'il nous entoure, bref la vie banale réfléchie... Lorsque j'achetai cet album britannique en 1995, je fus aussitôt conquis. Les airs m'avaient eu. Mais ce que je savais pas, c'est que plus de dix ans après, la magie relative de cet environnement musical m'envoutait tout autant et le plus surprenant c'est que la notion de vieillissement n'existait pas. Alors ? Alors ? Et bien c'est que mon temps s'est arrêté. Ou du moins qu'il m'a arrêté. Stoppé net ! Comme un canard en plein vol ! Pan ! Boum ! C'est beau, hein ? Je m'aperçois donc que je n'ai pas changé et que je n'ai pas envie de changer. Mes idées sont toujours les mêmes. Mes goûts se sont enrichis, c'est tout. Mon poids est encore le même. Il faut décidément que j'accepte d'être éternel jusqu'à la fin. Hé, hé... ça vous emmerde ?
- Quel con celui-là que tu vas te dire ! Sale gosse !
Si tu veux morpion ! mais moi, j'ai de l'avance et tout mon temps... Très long... Très grand...

samedi 7 août 2010

Ce que le temps ne voudrait point...

Comme resté attaché, suspendu à un vol, mon temps se pourfend de n'être rien. Ah ! combien de reproches pouvez-vous me renvoyer, sublimes ! Je ne sais naviguer qu'en eaux troubles, au clair de la lune, seul, dans mon environnement, peuplé de fous et de candeurs artificielles.Te voudrais-tu sauveur, petit anarchiste ? Quand bien même tu me voudrais sauvé et vendu ! Ah ! ce temps maudit que l'on bénit à coup de tam-tam et de publicité vociférante... Comme on voudrait me voir utile, stupide dans ma fonction, banal dans ma vie ; caricature de ce temps mort et oubliable.
Et oui, je me sens avec fierté à côté d'une plaque, de la plaque signalétique de vos vies bestiales. Et ça me fait plaisir... J'en souffre assurément, car on me fait payer le prix, dans mon foyer aussi, dans les parlers inutiles, futiles des rencontres amicales, faciles, donc gratuites...

jeudi 5 août 2010

Mon amour...

Je pensais juste me coucher dans l'herbe pour ne plus penser à toi. Sur le côté, avec ma douleur, je me retrouvais dans le dormeur ou l'étranger, à regarder les nuages, les merveilleux nuages, qui passent...
Mon cœur arrêté, mon temps fini. Que cela changerait-il pour toi ? Mes tripes ne sonneraient plus la chamade inquiétante du pourquoi omniprésent, existentiel... Il n'en serait que mieux pour nos pauvres consciences délicates et peu ordonnées. Mais tu resterais coincé. Coincé de ne pouvoir attaquer qui que ce soit ! Ton fils ? Juste un moment. Et puis ? hein ? le néant. Juste ce qu'il te fait peur. La putréfaction des nobles sentiments pour toutes récompenses. Le nihilisme absolu...
Allongé dans l'herbe, je contemplerais les onze mille verges. Dressées comme une farandole antisociale, je les bénirais une à une. Plus aucunes ne me surprendraient, je resterais de marbre et d'acier, trempé ; l'eau étant une folie rédemptrice. Au milieu des fleurs aux senteurs dégueulasses, je pleurerais ton absence, ton inconscience. Seul Dieu, ce magnifique, m'appellera de tout ses vœux pour me sauver. Et son jugement, le dernier en ce cas, me dira de ne plus me cacher. J'ai tant fui ma mère, mes sœurs, mes amies, mes putes, mes femmes, qu'il est enfin temps d'exister. De bien des guerres, je ne sais plus quoi rêver. Alors, au bout du temps, loin dans l'inconscience humaine et animale, je bannirai. Toutes ces étoiles, ces couleurs, ces propos, ces idées. Je serais mort. Et putréfié... Comme une ordure.
J'ai aimé la lumière, romantique et vaine. Toutes les succubes autour de mon corps suçant les restes de mes semences amoureuses, telle des trainées... Je t'ai aimé, toujours. Mais la gamme d'ut se termine, et les blanches se fourvoient en tonalité obscure et essoufflée. Le vent du nord est une bouffée... Imagine les vagues, et l'écume...!
Je reste seul dans mon pré, les papillons au-dessus, mon sang nourrissant les dernières racines, je meurs. Mais ça n'est pas bien triste.

jeudi 22 juillet 2010

Noir et blanc


Tu sais... ? j'ai jamais aimé les chiens. Toutes ces crottes qui trainent sur les trottoirs, auprès des réverbères, des caniveaux, des marches... Des noires, des jaunes, des baveuses, des dures... Tout ça se mêlant aux gris des villes, aux fenêtres tamisées par de pauvres rideaux tristes et jaunies par le temps... Des journées pluvieuses, des nuages gris sans étincelles, sans pudeur, traînant leur lente lourdeur au-dessus de nos têtes, des toits qui ruissellent...
Tu sais...? tout ces souliers qui s'en vont et reviennent au mêmes endroits... Des têtes abruties par un travail titanesque sans odeur, sans saveur ; des mains inutiles... Ils se remémorent leur enfance avec papa et maman, avec les couleurs, le vent frais d'un printemps en plein hiver, les joues rosies par la neige du mois d'août, l'odeur de la terre goutée, les feuilles tombant desséchées sur un sol boueux ; l'enfant qui s'en allait...
Tu sais...? ce souvenir terrible où des avions lancaient leurs œuvres de feux ! Abolissant toutes folies réfléchies, ils fonçaient. Ils enduisaient les murs de souffrances de noirs, de gris, de jaunes brulés... Les yeux éclatés, les bouches bavaient, l'esprit bouillonnait, les tripes puaient... Et puis, on reconstruisait. Tout. Mais à l'envers...
Tu sais...? les femmes, elles m'ont aimé. En passage...
Tu sais...? ces poils collés sur mes pantalons... Ce poil gris...

mardi 15 juin 2010

Apologie amicale de la femme II


Je me rappelle bien des souvenirs étranges. Un contact qui me surprenait bien souvent était celui du baiser. Ou même celui du bisou. Pire.
Combien de fois je surprenais ce regard au loin qui me reconnaissait et qui m'abandonnais tranquillement tandis que j'embrassais. Ces yeux de douceur qui font chavirer et vous échoue sur cette île immense de solitude amère.
Pourtant, lorsqu'elles étaient démasquées, elles me regardaient, en souriant, comme si la pluie n'était jamais tombée.
Cette contrefaçon d'aimer m'a toujours séduit. Quel homme pourrait agir de cette singulière manière ?
Je me suis parfois amusé à agir de la sorte. J'embrassais tandis que je regardais le réverbère planté derrière. Ma muse le remarquait aussitôt et, dans la volée, une flopée de reproches sincères m'attaquais. Qu'avais-je osé faire ? Au plus lointain désir de l'homme, je venais de marquer le pas dans le camp adverse. Si je devais aussi compter les jours, je serais mort aujourd'hui car grand mal m'en a pris. Le fossé s'élargissant, elles me regardaient comme une pacotille de printemps, à la langue morte et châtiée. Oui ! elles me désiraient plus puéril, moins regardant, sans connaissances, aucunes. Mon foutre. Juste mon foutre ! Mais je me devais d'éclaircir ce mystère. Pourquoi les femmes ont deux yeux lorsqu'elles vous disent : "je t'aime"... S'en rendent-elles compte d'ailleurs ? Hum...?
En parallèle, dans la bible, la femme de Loth, se retourne pour être changé en statue de sel. Quel était son regard ? Qui embrassait-elle ? Dieu ? Au plus profond de l'âme, ce moment d'échange intense qui se bifurque naturellement, montrerait cette voie hirsute et splendide, en fait, du désir humain. Les femmes auraient-elles raison ? Une raison juste et cruelle ? Et que serais-je, moi, homme et cette condescendance honteuse ?
Les pères de l'église avaient raison. Dieu est amour. Et c'est tout. Sinon, c'est la voie ou la voix ouverte à bien des questions, des intentions.
Du vent ! En fait...

lundi 14 juin 2010

Apologie amicale de la femme



Il est évident que je n'aime pas les femmes. Mais qui les aime ? La condescendance nous y amène. Et...? C'est tout. S'aiment-elles d'ailleurs ?
Comment fuir la réalité en ayant dans ses alentours une présence féminine ? Déjà qu'une mère, fausse représentation de la femme (et donc de la féminité) nous embarrasse par son amour et son corps.
Le désir sexuel est une preuve terrible de solitude. Surtout en le partageant avec la chimère. Fuir la folie de l'union et du fruit est aussi beau qu'un accord final chez Allegri.
On me dira, mes chers fantômes, que je suis fou. Que je pense fou ! Mais rappelez-vous vos âges tendres et narcissiques... Repensez à cette sœur, cette cousine, cette tante, cette grand-mère... que d'envie de baise, d'esquive, de fuite... Hein ?
Et ce questionnement, pertinent certes, raisonné même, de chercher encore et encore. Sont-elles toutes pareilles ? Leurs regards biaisés, leurs évanouissements futiles et tragiques... C'est comme des fleurs dans un vase. Quelques unes penchant à droite, ou à gauche, quelques unes se dressant au ciel, d'autres penchant lamentablement vers le sol.
Ah qu'il était urgent qu'elles se réunissent. L'homme, ce dieu mortel, bruyant comme une cafetière, décapitons-le !

Je ne vois pas d'issue à ma colère de croire aimer une femme. Elle me détestent toutes. Comme une seule.
La seule sagesse que j'aurais serait de les peindre. Sur un mur blanc. Où j'éjaculerais...

C'est beau la vie... (au regard de l'homme)


Il est des jours où il fait bon vivre. On se lève le matin dans le mince espoir d'avoir une journée sans problèmes, sans anicroches. On boit son café, seul, face au paysage, dans cette solitude béatifique qui nous concerne, regardant le néant tout autour qui se meut au rythme des nuages. L'enfant obéit, buvant son lait. Le chat suit et attend, assis comme une lampe de chevet, un totem. La femme descend, sa puissance magique et pudique délitant, tel un parfum fini, une odeur puérile et facile. La folie s'installant, le feu sacré de la conscience se mourant, j'allume une cigarette. Je conduis mon fils à l'école où je dois rester, poli, créer le disque de la fête de fin d'année. L'après-midi naissant, je m'emporte vers une nouvelle voie professionnelle, un rendez-vous sans galanterie, sans désir non-plus.
La vie est belle. Je vis tout ce que je ne veux pas vivre. Je vis tout ce qui m'empêche de vivre. Je vis tout ce que rêve les autres et que je réfute. Je vis l'enfer. Comme un tableau. De Bosch.
J'écris, pour réussir, des mots qui ne sont pas moi. J'engueule cette famille qui me gêne et que j'aime. J'appelle le plombier à 20h30. Il me coûte 135 euros. Je n'ai pas l'argent. Et je bois. Un petit vin, sans prétention. Je n'en ai plus.
Lorsque je me penche sur mon passé, sur cette folie excessive de vivre, je me pose toujours la même question. "Pourquoi ?" Personne ne m'écoute. Je mourrais. On m'oubliera. Tranquillement, comme le vent dans les grands arbres. Le bruit que j'ai commis, tel les feuillages verts et légers, s'effondrera dans l'abîme de la quiétude naturelle. On ne me jugera point. On me pardonnera. Pour l'oubli.
C'est beau la vie. Au regard de l'homme. D'un homme...

dimanche 6 juin 2010

Dieu a claqué la porte !


Je lisais aujourd'hui, assis sur un trône, chez mes vieux, un article de 'La Vie Catholique' concernant la défense de l'église par ses fidèles. Des exemples de guerriers divins qui osent braver l'idée communément acquise que la religion catholique n'est plus qu'un vestige déjà bien ancien et désuet. Leur quête étant de stopper cette hémorragie diabolique d'anti-catholicisme adopté par tant et tant de gens insignifiants aux idées guillotineuses. Tout ça en pleine affaire de pédophilie irlandaise. Ceci pourrait être louable en ces temps obscures et inutiles, mais je reste perplexe quant aux exemples nommés dans ce torchon d'article.
En fait, on nous parle de Virginie Ledoyen et de son documentaire sur la vocation sacerdotale, d'autres choses (oubliées...) et de ces trois prêtres chanteurs. Peut-être que les intentions de ces belligérants sont louables (j'en doute...) mais il me semble que cette magnifique et absurde religion se débrouillera mieux sans eux. Depuis quand défend-t-on une religion ? On la condamne, on la sublime, on l'exécute, on la vit. Mais on ne la défend point ! La république ? oui. Les femmes ? oui. Les enfants ? oui. Les animaux ? oui. Mais pas Dieu. Jamais. On ne peut pas défendre ce qui est plus grand, plus beau et plus juste. Merde ! C'est quoi ces pourfendeurs de journalistes nihilistes idiots ! Et cet exemple avec l'interviouwe d'un clown producteur de TF1 manipulateur au possible, expliquant son envie catholique de promouvoir l'art chrétien en protégeant ces trois imbéciles ?!
Mais putain ! Jeanne a brulé pour rien ? France, fille ainée de l'église... Et ben, elle traîne dans les bois aujourd'hui, la pucelle...
Pourquoi ces cons ? Seigneur, je comprend pas. Il y a tellement d'autres personnes talentueuses et pleines de vérités sincères et gratuites, ne recherchant même pas l'illustration. Et l'église se moque forcément de ces défenseurs.
Dieu ! T'as claqué la porte ?!!

mardi 1 juin 2010

Aux Idéaux


Je ne suis pas idéaliste, ni intelligent. J'essaie de réfléchir doucement en m'abreuvant d'écrits, de paroles, d'échanges. Mais très souvent, je m'ennuie. Les critiques vont bon train aujourd'hui et elles ne sont pas toutes de bonne augure. Lorsque j'entends ou je vois toutes ces personnes se rassembler pour la cause, je sombre. L'entendement est une forme direct de dictature. Croire, c'est beau. Mis à part Dieu, je ne crois en rien. Et cette foule, fiévreuse, licencieuse... Ils me font tous peur. Comment peuvent-ils tous adhérer, s'engager comme ils disent, dans une trame aberrante, sans scrupules, sans recul ? Le pire est qu'ils peuvent l'expliquer, le défendre, le rêver... La simple idée de rassemblement me fait penser à tout ces corps morts, déchiquetés, putréfiés, désincarnés que la guerre de 14-18 a su créer. Mais Seigneur, peux-tu réellement reconnaître l'homme dans ce mélange ? De tout les genres ? Le vulgaire étant que tout soit insipide, sans caractère, sans génie... Par peur de solitude, l'humanité préfère se confondre et créer ainsi une messe enjouée sans aucun autre intérêt que de se retrouver. Quelque soit la nature de la réunion, politique, musicale, festive, religieuse, sportive, le but ultime telle une grande braderie, sera de rompre la monotonie existentielle.
Non. Je ne suis pas idéaliste. Et surtout pas intelligent... Et laissez-moi.

lundi 31 mai 2010

Mon alcoolisme pertinent.


Je rentre doucement chez moi. Il est 3 heures du matin. Mon fils dort. Sa mère dort. Dieu se repose. Je suis complétement bourré. J'ai encore su berner les flics. En prenant les routes inutiles, pourries et soporifiques, le noir m'a caché. Tant mieux ! Après un créneau périlleux, entre attache caravane et pare-choc, je sors péniblement de mon véhicule voiture à vivre. Je cherche ma porte d'entrée, le trou de la serrure. J'arrive dans la cuisine, je sors un verre. Je le remplis d'un vin, mauvais cubis. Je me branle. Je fume une clope et j't'emmerde pauvre con...
Je lis Didier Goux sur son blog, ses propos, ses idées, ses émois, sa merde enfin... Et puis bon. Que faire... Je réécoute mes compos, je relis un texte. Je prie simplement. Je regarde le chat. La chatte en fait. J'ai envie de la tuer. Tout silencieusement. Dans le noir de ma vie.
Et on se regarde. Elle veut ses croquettes. Et moi ma gnôle. Je regarde ses yeux jaunes et verts, les miens sont bruns marrons anglais hollandais ! Quelles racines ! et juif aussi... C'est lointain tout ça.
Je vais me coucher. J'ai viré le chat. Dehors. Par tout les temps. Fais chier ! Mon plaisir de vivre est saturé de conneries, de folies, d'irresponsabilités. Je suis saoul. Tant pis ! Presque tout les soirs...

samedi 29 mai 2010

Ah, Mon Diable...

Je souffre d'un bien terrible mal depuis 5 ou 6 ans. Ça fait mal. Très mal même. Il s'agit de l'algie vasculaire de la face. Gauche en particulier. Après maintes visites chez le docteur, une radio chez le dentiste et une dernière chez le neurologiste, on conclut alors pour l'algie vasculaire de la face (gauche, svp...) dû à un trop grand nombre de boissons alcoolisées mélangées sur deux ou trois heures, accompagnées de cigarettes fumées toutes les deux minutes. Bouh !! Ma tête ne veut pas que je sois alcoolique chronique et tabagique. Mais que faire alors ?Déjà que le sexe m'occupe, la léthargie de mon poids, l'oisiveté de mes pensées...
Céline ne buvait pas. Chateaubriand non plus. Murray fumait. Sollers boit un peu. Michon un peu plus. Mais Diable, veux-tu bien arrêter de me tripoter la rétine, la veine cervicale et la racine dentaire ?!!
J'ai l'impression d'être une pochette de King Crimson quand je souffre, et mon fils ne comprends pas pourquoi papa ne cesse de marcher à droite, à gauche, en se tenant l'œil gauche et appuyant de toutes ses forces sur son ancienne fontanelle.
- "Papa, t'as pas fini ton verre jaune..."
Peuh... ! Fiston, va chercher la seringue qui pique et donne à papa ! Paf ! et pouf ! 10 secondes... et il s'en va... Aaah... Quel plaisir cette souffrance contrôlée. Mon Dieu qu'il est doux de croire au merveilleux...

samedi 22 mai 2010

La folie d'Alex. Un copain d'antan...


Alex, c'était un copain d'avant. On s'aimait parce qu'on ne se connaissait pas vraiment. De le voir défoncé par l'alcool et surtout le shit, il me plaisait par son franc parlé et son attitude, genre Clint Eastwood. Je lui plaisais, par mon défoncement alcoolique et c'est tout, et mon attitude genre Bukowski. On se rencontrait parfois sur le trottoir, comme des vieilles putes d'un soir, où l'on se disait de s'appeler et de prendre l'apéro. Un soir. Sur le balcon...
Mais Alex avait ses idées. De s'éprendre d'une jeune femme écervelée. De vouloir l'enculer. Et de se faire baiser... Qui n'a jamais perdu ? Et lui, si.
Le méchant discours d'amour des femmes peut être fatidique... Et de l'écouter, comme Ulysse, mais sans attaches, peut être fatal.
Mon pauvre Alex, je t'aime toujours mais que tu es con. Il ne fallait pas lâcher. Juste gouter et boire jusqu'à la lie. Comme d'habitude, voyons...
Alex s'est suicidé, en se pendant, à une poutre, de bonne état. Il ne pouvait et voulait tout gérer. A 34 ans, c'est triste et pourtant...
Dieu sait si je l'appelle. Je lui demande. Et si je partais Seigneur ? Hein ! Juste pour faire chier mon monde ! Quitter les putains et leurs ignobles besognes... On se retrouvait, Vous et moi, dans le ciel, le nectar et la vie... Je gambaderais la bite en l'air, les couilles serrées. Les bras en l'air, je me jetterais dans vos bras. Et je crierais alors : "Putain ! Les cons ! Si ils savaient..."
Alex il a décidé. Et choisi. Et alors ? Il me manque. Il vous manque. Comme une ex.

samedi 27 mars 2010

L'Harmonie Naturelle



Nous avions décidé, mon fils et moi, de nous balader sur un sentier pédestre de notre belle région avec pour objectif de franchir un petit pont de bois très sympathique. Il était 3 heure de l'après-midi, le soleil pointait de timides rayons et le vent frais de la mer du Nord nous rafraichissait les cheveux. Mon fils, qui a trois ans et demi, gambadait joyeusement dans le sable et les flaques d'eau. Je fumais mes clopes tranquillement derrière lui, en jetant cet œil paternaliste que notre époque incroyable rejette et je pensais à Dieu. Au fur et à mesure de notre escapade, mon fiston se fatiguait ; je le doublais et l'attendais. Mais son bonheur n'était en aucun point altérer par la marche éreintante qu'exige le monde des sables. Je lui présentais les arbres, les fleurs et animaux morts que l'on rencontrait et lui parlait de ces étendues salines qui donnent envie d'un bon steak-frites.
Au bout d'une heure de marche, les souliers remplis de sable, les muscles tirés par l'exercice, nous décidâmes de marquer une pause. Nous étions seul depuis le début à part la rencontre avec un homosportivus en tee-shirt rouge pédé, un casque sur les oreilles fuyant d'un bruit de grosse caisse ultra grave (100 hertz) genre "ma vie est belle, je m'éclate", et suintant, éructant, gerbant, souriant toute sa peine à son ouvrage. Bref, un con.
La pause se passa en la recherche de pomme de pin non dégusté par les écureuils. Cependant, de petits groupes de personnes arrivèrent en notre lieu de repos. Ils étaient des plus communs à part le fait d'être chaussés de tennis de randonnée, de sac à dos "Décathlon" et monter de ce pénible sourire pour tout regard croisé. Je décidais surtout de ne pas les regarder. Mais mon fils jouait. Et, en plus de leur vision attendrissante à l'égard de ma progéniture et de son jeu, ils m'adressaient à chaque passage un 'bonjour' de bonheur, de chaleur humaine gratuite sans prétention, un remerciement de partager, avec eux, en communion, cette après-midi jouissive de se confondre avec Dame Nature. Je répondais : " 'jour ! " aux premiers. Voulant tout de même montrer un semblant de sociabilité. Mais lorsque deux horribles septuagénaires décidèrent de se poser à l'endroit de notre quête, s'en était trop ! " sois j'les bute, sois j'me tire !" j'me suis dit. Ils essayaient, ces ordures puantes et fripées, d'engager une parole avec mon fils. Heureux soit la filiation ! Mon héros les dévisagea sans mot dire et se réfugia dans mes jambes voulant silencieusement, avec ses mains et sa bouche, que je m'abaisse à sa hauteur afin qu'il me dise quelque chose. Et il me dit, tout bas à l'oreille, (je regardais l'ennemi d'un œil Beethovien...) : "Papa, viens ! on s'en va..." Ah mon fils, mon petit garçon, que je t'aime ! Et je lui répondis aussi sec : "T'as raison Fils, viens ! on s'casse." Et nous fîmes demi-tour sans regarder les trompe-la-mort qui languissaient de sourire vers notre équipé...
Nous repartîmes donc dans le sens inverse. Il était quatre heures bien sonné et le chemin se peuplait de plus en plus. Ah Diable ! Il fallait encore et encore affronté tout ces bonjours compatissants. Je décidais alors d'écourter la balade, à la plus grande joie de mon fils qui était vraiment crevé ; je le pris sur mes épaules et, accélérant l'allure, la tête basse, rejoignîmes le parking et la voiture.
Malgré la foule et son insupportable humeur joviale, nous avions foulé le petit pont de bois et pris un bon bol d'air.
A la maison, je bois mon ricard en pensant à ces incongrus et leur bestialité. Et mon regard tombe sur les mémoires d'outretombes de Chateaubriant. Putain, quelle époque...

mardi 23 février 2010

Au besoin de l'âge...


Je ne veux pas être daté. Tout aujourd'hui se date. Quelle belle horreur ! Ça vous rassure, les ordures ? Hein ? Ben moi non. Ces blogs... Ces indéfinissables blogs. Ou tout se dit. Ou rien se dit. Des vérités à peine esquissées. De la couleur caca... Du brun quoi ! Tout se fait égo aujourd'hui. Et d'une tristesse... Malheur.
On ressasse du vieil être. Pour le besoin de se justifier. A quoi bon tenir ? Si je pouvais lâcher. Et vendre. Et disparaitre. Pour le plaisir.
NON ! je ne vous aime pas...

lundi 18 janvier 2010

Discussion


Ce soir, je suis allé couché mon fils chez mes parents. Le crucifix qui orne sa chambre me rassure un peu. Toujours. Enveloppé dans des draps propres et ferrés, mon ange dormira doucement dans la quiétude d'un foyer vieux de presque 40 ans. Aux yeux d'un père, tout cela est touchant et vrai. J'aime cette douceur de la vie. J'en suis recouvert depuis longtemps. Aujourd'hui, je dois survivre et attaquer. Je vous hais. Messieurs, Mesdames, je vous hais. Car vous ne m'aimez point. Je n'ai rien fais pour être aimer et je ne ferais rien dans ce sens tuant, éreintant. Je ne plais jamais. A quiconque. Malgré mes efforts, les femmes tournent autour de ma mort désirant un saint supplice. Je ne suis pas le seul, ni le plus fort, mais je suis unique. Au nom de ma personne et de mon nom. Et je garderais tout, pour moi même. Je partagerais un peu avec ma progéniture, mais elle n'en voudra pas... ou peu. Elle ? il, bien sûr ! Ca vous étonne ? Ah, ah, ah... Petite ordure... Je te réunis sous un seul mot... au singulier. Tu ne mérites que ça !
J'eus aimé vivre sous de meilleurs saluts. Mais toi, mon Dieu, tu as eu la folie de tenter l'unique, ton fils, et d'accepter son sacrifice pour sauver l'humanité. Je n'ai pas la force d'un dieu. Je n'ai pas la force du père de nos pères. Je ne pourrais sacrifier mon fils, et je sais que c'est une erreur monumentale. Mais depuis Blanqui et sa suite, je ne distingue plus le fils du père... Pourtant, dans un Un, il y a la même quantité de larmes, et je suis sûr que mon coeur est plus cruel que mon fils. Aussi, mon eau est plus précieuse. Mais mon fils est plus fort que moi car plus aguerri. Alors, dois-je me crucifier ? et pour quel autel ? je ne sais pas. Mais je t'aime.

samedi 16 janvier 2010

Ah Dieu. Tout s'en va...


"Il existe dans tout les sentiments humains une fleur primitive, engendrée par un noble enthousiasme qui va toujours faiblissant, jusqu'à ce que le bonheur ne soit plus qu'un souvenir et la gloire un mensonge."
H. De Balzac

Cette phrase me résonne dans la tête comme un clocher un dimanche à midi trente environ. Bien qu'on soit un samedi. Depuis quelques années, disons 20 ans, je me suis décalé de la réalité. A l'école, je ne croyais plus à ces monstres de professeurs m'indiquant le chemin à suivre pour réussir dans la vie qui m'était offerte. Lorsque je rentrais dans la vie dite 'active', le dur labeur était accompli mais l'incompréhension du monde grandissait en moi et je ne trouvais plus la force d'y croire. Comment dois-je aujourd'hui regarder ces jeunes gens qui se lancent tels des aventuriers dans cette vie qui, j'en suis sûr, ne leur correspond pas. Quels sont ces dogmes qui osent nous compromettre dans nos vérités si bâtardes, si puériles au début, et qui sont sans cesse remaniées, réétudiées, réinventées ? Et pourquoi, des décennies après, Balzac a toujours raison ? Hein ? Nom de dieu !
"La prétention au bonheur ..." disait Céline en revenant d'URSS. L'Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Putain ! Quel nom ! Quelle prétention ! Aujourd'hui nous ne pourrions plus inventer ce genre de concept. Même pas démodé. Même pas dépassé. Interdit ! Proscrit ! Bannit ! Tant mieux ? Sur ce genre de conception de vie communautaire, et pourquoi vivre ensemble pour former un monde meilleur ? bah... la peur, peut-être ?, sur cette idée, pauvre donc, le bonheur n'était plus un aboutissement que seule la Mort délivrait, mais un état concret qu'on devait à tout prix admettre et suivre pour ne pas être tuer. Autant dire, quel enfer ! Bon. On connait la suite... 70 ans après, on ferme ! le rideau est levé... on s'embrasse et... on attend la suite. Et ? Ben c'est la merde encore...
Le bonheur n'est toujours pas là. Rien Monsieur. Rien Madame. Ni à gauche. Ni à droite. Et au fond de nos opiums convalescents de ces mondes incertains et prometteurs de conneries maternisantes, plus ou presque plus d'espoirs...
Et oui.
-
"La Vie. La Vraie. Auchan."
- Ah ?
-
"Renault, des voitures à vivre."
- Ah bon ?
-
"Leroy Merlin et vos idées prennent vie."
- Heu...
-
"Partenaire du Bonheur - Chez Casto, y a tout ce qu'il faut"
- ... ?
-
"Porter dans chaque foyer les ressources santé de la nature"
- beurk...
-
"Des femmes qu'on oublie pas"
- Mais arrêtez ! Nom de D...
-
" Rien n'est plus intelligent pour vos dent"
- Arrrg....
-
" Pour les hommes et la femme"
- ...
-
" N'imitez pas, innovez"
- Sniff...
-
"A vous d'inventer la vie qui va avec - Roule à l'optimisme"
- N'en jetez plus je me rend. Pitié ! pitié ! bordel...
- Ah mais y en a des tonnes et des tonnes. Et des plus ficelées, des plus vicieuses, des saugrenues...
- Non ! Je peux plus ! Butez moi ! Qu'on en finisse !
- Ah non, mon charmant ! T'as pas le droit de te carapater de la sorte ! T'es où mon ami, mon véritable...? Ici, on joue ! A tout ! Si tu te barres, t'es pas maudit ! pas proscrit ! et pas enterré ! t'es excusé ! pardonné ! d'avoir pas compris... pas voulu admettre le sacro saint nouveau... l'ordre, le grand ordre, organisé... joyeusement... festivement... gaiement... tralalère... tellement t'es paumé ou que tu cherchais trop loin... et tes pieds ! là ! ouvre... gémit pas... jeune enfant... babille dans ton vomi... T'es artiste ? et cette allure ! concept ? du génie ! Pauvre mal-aimé... Au Panthéon ! Vite ! le temps s'oublie... trop vite... trop grand.

Bref. Ne jamais oublier que toutes fleurs se fanent. Il en est ainsi de la vie. Et des idées. Et des grands hommes...
D'ailleurs, Tours, cité orgueilleuse et conformiste au possible, mal-léchée et sopororifique, jeune quoi !, n'a pas su garder une maison de Balzac. Sa maison d'enfance... (25 rue Royale, devenue 39 rue Nationale) Détruite par la guerre... Allemands ? Anglais ? Américains ? On s'en fout ! maintenant c'est SFR...
"Parce qu'un abonné SFR n'est pas un simple numéro"

dimanche 3 janvier 2010

Au delà du Néant.


On y est. 2010. Et demain, 2011. Et encore après, 2012. Et hop ! un tour de plus. 2013.
J'ai plus la forme pour ces conneries. En fait, j'y crois plus. Ais-je jamais cru à tout cela ?

Demain, je vendrais ma caravane. Cellulaire. Avec des types lisant Burroughs et d'autres disant "A mort l'élitisme !" Et je serais content et méchant.
Comme pour de rire.
J'en ai marre de vos éclats, funeste faciès dégénérés.
Le temps est calme aujourd'hui. Mes textes se meurent doucement. Bientôt.