
Alex, c'était un copain d'avant. On s'aimait parce qu'on ne se connaissait pas vraiment. De le voir défoncé par l'alcool et surtout le shit, il me plaisait par son franc parlé et son attitude, genre Clint Eastwood. Je lui plaisais, par mon défoncement alcoolique et c'est tout, et mon attitude genre Bukowski. On se rencontrait parfois sur le trottoir, comme des vieilles putes d'un soir, où l'on se disait de s'appeler et de prendre l'apéro. Un soir. Sur le balcon...
Mais Alex avait ses idées. De s'éprendre d'une jeune femme écervelée. De vouloir l'enculer. Et de se faire baiser... Qui n'a jamais perdu ? Et lui, si.
Le méchant discours d'amour des femmes peut être fatidique... Et de l'écouter, comme Ulysse, mais sans attaches, peut être fatal.
Mon pauvre Alex, je t'aime toujours mais que tu es con. Il ne fallait pas lâcher. Juste gouter et boire jusqu'à la lie. Comme d'habitude, voyons...
Alex s'est suicidé, en se pendant, à une poutre, de bonne état. Il ne pouvait et voulait tout gérer. A 34 ans, c'est triste et pourtant...
Dieu sait si je l'appelle. Je lui demande. Et si je partais Seigneur ? Hein ! Juste pour faire chier mon monde ! Quitter les putains et leurs ignobles besognes... On se retrouvait, Vous et moi, dans le ciel, le nectar et la vie... Je gambaderais la bite en l'air, les couilles serrées. Les bras en l'air, je me jetterais dans vos bras. Et je crierais alors : "Putain ! Les cons ! Si ils savaient..."
Alex il a décidé. Et choisi. Et alors ? Il me manque. Il vous manque. Comme une ex.

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