
Je rentre doucement chez moi. Il est 3 heures du matin. Mon fils dort. Sa mère dort. Dieu se repose. Je suis complétement bourré. J'ai encore su berner les flics. En prenant les routes inutiles, pourries et soporifiques, le noir m'a caché. Tant mieux ! Après un créneau périlleux, entre attache caravane et pare-choc, je sors péniblement de mon véhicule voiture à vivre. Je cherche ma porte d'entrée, le trou de la serrure. J'arrive dans la cuisine, je sors un verre. Je le remplis d'un vin, mauvais cubis. Je me branle. Je fume une clope et j't'emmerde pauvre con...
Je lis Didier Goux sur son blog, ses propos, ses idées, ses émois, sa merde enfin... Et puis bon. Que faire... Je réécoute mes compos, je relis un texte. Je prie simplement. Je regarde le chat. La chatte en fait. J'ai envie de la tuer. Tout silencieusement. Dans le noir de ma vie.
Et on se regarde. Elle veut ses croquettes. Et moi ma gnôle. Je regarde ses yeux jaunes et verts, les miens sont bruns marrons anglais hollandais ! Quelles racines ! et juif aussi... C'est lointain tout ça.
Je vais me coucher. J'ai viré le chat. Dehors. Par tout les temps. Fais chier ! Mon plaisir de vivre est saturé de conneries, de folies, d'irresponsabilités. Je suis saoul. Tant pis ! Presque tout les soirs...

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