
Il est évident que je n'aime pas les femmes. Mais qui les aime ? La condescendance nous y amène. Et...? C'est tout. S'aiment-elles d'ailleurs ?
Comment fuir la réalité en ayant dans ses alentours une présence féminine ? Déjà qu'une mère, fausse représentation de la femme (et donc de la féminité) nous embarrasse par son amour et son corps.
Le désir sexuel est une preuve terrible de solitude. Surtout en le partageant avec la chimère. Fuir la folie de l'union et du fruit est aussi beau qu'un accord final chez Allegri.
On me dira, mes chers fantômes, que je suis fou. Que je pense fou ! Mais rappelez-vous vos âges tendres et narcissiques... Repensez à cette sœur, cette cousine, cette tante, cette grand-mère... que d'envie de baise, d'esquive, de fuite... Hein ?
Et ce questionnement, pertinent certes, raisonné même, de chercher encore et encore. Sont-elles toutes pareilles ? Leurs regards biaisés, leurs évanouissements futiles et tragiques... C'est comme des fleurs dans un vase. Quelques unes penchant à droite, ou à gauche, quelques unes se dressant au ciel, d'autres penchant lamentablement vers le sol.
Ah qu'il était urgent qu'elles se réunissent. L'homme, ce dieu mortel, bruyant comme une cafetière, décapitons-le !
Je ne vois pas d'issue à ma colère de croire aimer une femme. Elle me détestent toutes. Comme une seule.
La seule sagesse que j'aurais serait de les peindre. Sur un mur blanc. Où j'éjaculerais...

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