mardi 15 juin 2010

Apologie amicale de la femme II


Je me rappelle bien des souvenirs étranges. Un contact qui me surprenait bien souvent était celui du baiser. Ou même celui du bisou. Pire.
Combien de fois je surprenais ce regard au loin qui me reconnaissait et qui m'abandonnais tranquillement tandis que j'embrassais. Ces yeux de douceur qui font chavirer et vous échoue sur cette île immense de solitude amère.
Pourtant, lorsqu'elles étaient démasquées, elles me regardaient, en souriant, comme si la pluie n'était jamais tombée.
Cette contrefaçon d'aimer m'a toujours séduit. Quel homme pourrait agir de cette singulière manière ?
Je me suis parfois amusé à agir de la sorte. J'embrassais tandis que je regardais le réverbère planté derrière. Ma muse le remarquait aussitôt et, dans la volée, une flopée de reproches sincères m'attaquais. Qu'avais-je osé faire ? Au plus lointain désir de l'homme, je venais de marquer le pas dans le camp adverse. Si je devais aussi compter les jours, je serais mort aujourd'hui car grand mal m'en a pris. Le fossé s'élargissant, elles me regardaient comme une pacotille de printemps, à la langue morte et châtiée. Oui ! elles me désiraient plus puéril, moins regardant, sans connaissances, aucunes. Mon foutre. Juste mon foutre ! Mais je me devais d'éclaircir ce mystère. Pourquoi les femmes ont deux yeux lorsqu'elles vous disent : "je t'aime"... S'en rendent-elles compte d'ailleurs ? Hum...?
En parallèle, dans la bible, la femme de Loth, se retourne pour être changé en statue de sel. Quel était son regard ? Qui embrassait-elle ? Dieu ? Au plus profond de l'âme, ce moment d'échange intense qui se bifurque naturellement, montrerait cette voie hirsute et splendide, en fait, du désir humain. Les femmes auraient-elles raison ? Une raison juste et cruelle ? Et que serais-je, moi, homme et cette condescendance honteuse ?
Les pères de l'église avaient raison. Dieu est amour. Et c'est tout. Sinon, c'est la voie ou la voix ouverte à bien des questions, des intentions.
Du vent ! En fait...

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