Je me pose à ma feuille
Sans désirs, sans orgueil
Je dessine l’horizon
De mon passé sans mention
De folies et décadences
J’inspire à mon crayon
La joie de la souffrance
L’esprit d’un grand pardon
Rejoindre les mutilés
Et leurs âmes damnées
Et quand tu me liras
Peut-être tu pleureras.
Je vis avec les mots
Qu’on qualifie de faux
Je rature mes idées
Je prie l’absurdité…
Prends-moi comme un roi
D’une terre qu’on ne veut pas
L’Histoire a toujours vaincu les fuyants !
Ne vois pas un perdant
Je vis comme pour sauver
La foi que j’ai mise dans cette âme de manant
Que mon père a bien fait de taire…
J’ai posé mon fusil
A l’ombre de l’oubli
Je ne sais plus rien ce soir
Dehors il fait tout noir
Comme un soldat fatigué
De ne plus pouvoir se coucher
Je reste assis devant ma pitance
En pensant à ton absence
Je regarde par le carreau
Mes démons s’enfuir là-haut
Mon Dieu je suis heureux
De croire au merveilleux.

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