Un jour, l'homme, au comble de la jouissance, créa l'outil. Si. Regardez la jubilation de l'intermittent du spectacle dans "2001 Odyssée de l'espace" lorsqu'il éclate la tête de son ennemi avec son os ! Il s'en pète le cul et les jambes ! Un véritable désastre ! Mais un bel outil ! Et oui...
Depuis, ça dure encore et encore. Des outils, l'homme en crée des millions. Dans des proportions de l'ordre de Caïn et Abel. On bute à tout vents. Et alors, on s'éprend. C'est beau hein ?
D'ailleurs l'humanité depuis ce temps mémorable, crée des outils en tout sens. Des couteaux. Des aiguilles. Des peaux tannées. Des châteaux forts. Des révolutions. Des parties. Des spectacles. Des clowns. Des intermittents du spectacle. Des professeurs en colères. Des Belges. Des traders. Des républiques. Des euros. Des godemichés. Des féministes. Des canards en plastique. Des bombes H. Des horreurs. Des conneries. Des merdes. Des chiens moches et cons. Des grands-mères qui puent. Des jeunes. Des gay-prides. Des voitures à vivre. Des croyants. Des incroyants. Des paumés. Et tout cela sert. Beaucoup.
J'utilise souvent l'outil. Pas plus tard qu'hier. J'étais nu devant la glace de ma salle de bain. Je regardais mon ventre. Il était rond et vide. Je prenais la posture d'un Lou Reed en me cambrant comme une salope en arrière, mais la tête et l'intention en avant (si vous suivez tant mieux). Je pris alors ma brosse à dent et je l'enfonçais dans ma bouche. Oui. Et je me brossais les dents. Ça moussait fort... Terrible. J'en avais plein la bouche, le palais, les muqueuses... Un festival... Magnifique.
Vive l'outil, mes fantômes ! On pourra pas s'en passer !

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