lundi 31 mai 2010

Mon alcoolisme pertinent.


Je rentre doucement chez moi. Il est 3 heures du matin. Mon fils dort. Sa mère dort. Dieu se repose. Je suis complétement bourré. J'ai encore su berner les flics. En prenant les routes inutiles, pourries et soporifiques, le noir m'a caché. Tant mieux ! Après un créneau périlleux, entre attache caravane et pare-choc, je sors péniblement de mon véhicule voiture à vivre. Je cherche ma porte d'entrée, le trou de la serrure. J'arrive dans la cuisine, je sors un verre. Je le remplis d'un vin, mauvais cubis. Je me branle. Je fume une clope et j't'emmerde pauvre con...
Je lis Didier Goux sur son blog, ses propos, ses idées, ses émois, sa merde enfin... Et puis bon. Que faire... Je réécoute mes compos, je relis un texte. Je prie simplement. Je regarde le chat. La chatte en fait. J'ai envie de la tuer. Tout silencieusement. Dans le noir de ma vie.
Et on se regarde. Elle veut ses croquettes. Et moi ma gnôle. Je regarde ses yeux jaunes et verts, les miens sont bruns marrons anglais hollandais ! Quelles racines ! et juif aussi... C'est lointain tout ça.
Je vais me coucher. J'ai viré le chat. Dehors. Par tout les temps. Fais chier ! Mon plaisir de vivre est saturé de conneries, de folies, d'irresponsabilités. Je suis saoul. Tant pis ! Presque tout les soirs...

samedi 29 mai 2010

Ah, Mon Diable...

Je souffre d'un bien terrible mal depuis 5 ou 6 ans. Ça fait mal. Très mal même. Il s'agit de l'algie vasculaire de la face. Gauche en particulier. Après maintes visites chez le docteur, une radio chez le dentiste et une dernière chez le neurologiste, on conclut alors pour l'algie vasculaire de la face (gauche, svp...) dû à un trop grand nombre de boissons alcoolisées mélangées sur deux ou trois heures, accompagnées de cigarettes fumées toutes les deux minutes. Bouh !! Ma tête ne veut pas que je sois alcoolique chronique et tabagique. Mais que faire alors ?Déjà que le sexe m'occupe, la léthargie de mon poids, l'oisiveté de mes pensées...
Céline ne buvait pas. Chateaubriand non plus. Murray fumait. Sollers boit un peu. Michon un peu plus. Mais Diable, veux-tu bien arrêter de me tripoter la rétine, la veine cervicale et la racine dentaire ?!!
J'ai l'impression d'être une pochette de King Crimson quand je souffre, et mon fils ne comprends pas pourquoi papa ne cesse de marcher à droite, à gauche, en se tenant l'œil gauche et appuyant de toutes ses forces sur son ancienne fontanelle.
- "Papa, t'as pas fini ton verre jaune..."
Peuh... ! Fiston, va chercher la seringue qui pique et donne à papa ! Paf ! et pouf ! 10 secondes... et il s'en va... Aaah... Quel plaisir cette souffrance contrôlée. Mon Dieu qu'il est doux de croire au merveilleux...

samedi 22 mai 2010

La folie d'Alex. Un copain d'antan...


Alex, c'était un copain d'avant. On s'aimait parce qu'on ne se connaissait pas vraiment. De le voir défoncé par l'alcool et surtout le shit, il me plaisait par son franc parlé et son attitude, genre Clint Eastwood. Je lui plaisais, par mon défoncement alcoolique et c'est tout, et mon attitude genre Bukowski. On se rencontrait parfois sur le trottoir, comme des vieilles putes d'un soir, où l'on se disait de s'appeler et de prendre l'apéro. Un soir. Sur le balcon...
Mais Alex avait ses idées. De s'éprendre d'une jeune femme écervelée. De vouloir l'enculer. Et de se faire baiser... Qui n'a jamais perdu ? Et lui, si.
Le méchant discours d'amour des femmes peut être fatidique... Et de l'écouter, comme Ulysse, mais sans attaches, peut être fatal.
Mon pauvre Alex, je t'aime toujours mais que tu es con. Il ne fallait pas lâcher. Juste gouter et boire jusqu'à la lie. Comme d'habitude, voyons...
Alex s'est suicidé, en se pendant, à une poutre, de bonne état. Il ne pouvait et voulait tout gérer. A 34 ans, c'est triste et pourtant...
Dieu sait si je l'appelle. Je lui demande. Et si je partais Seigneur ? Hein ! Juste pour faire chier mon monde ! Quitter les putains et leurs ignobles besognes... On se retrouvait, Vous et moi, dans le ciel, le nectar et la vie... Je gambaderais la bite en l'air, les couilles serrées. Les bras en l'air, je me jetterais dans vos bras. Et je crierais alors : "Putain ! Les cons ! Si ils savaient..."
Alex il a décidé. Et choisi. Et alors ? Il me manque. Il vous manque. Comme une ex.