lundi 18 janvier 2010

Discussion


Ce soir, je suis allé couché mon fils chez mes parents. Le crucifix qui orne sa chambre me rassure un peu. Toujours. Enveloppé dans des draps propres et ferrés, mon ange dormira doucement dans la quiétude d'un foyer vieux de presque 40 ans. Aux yeux d'un père, tout cela est touchant et vrai. J'aime cette douceur de la vie. J'en suis recouvert depuis longtemps. Aujourd'hui, je dois survivre et attaquer. Je vous hais. Messieurs, Mesdames, je vous hais. Car vous ne m'aimez point. Je n'ai rien fais pour être aimer et je ne ferais rien dans ce sens tuant, éreintant. Je ne plais jamais. A quiconque. Malgré mes efforts, les femmes tournent autour de ma mort désirant un saint supplice. Je ne suis pas le seul, ni le plus fort, mais je suis unique. Au nom de ma personne et de mon nom. Et je garderais tout, pour moi même. Je partagerais un peu avec ma progéniture, mais elle n'en voudra pas... ou peu. Elle ? il, bien sûr ! Ca vous étonne ? Ah, ah, ah... Petite ordure... Je te réunis sous un seul mot... au singulier. Tu ne mérites que ça !
J'eus aimé vivre sous de meilleurs saluts. Mais toi, mon Dieu, tu as eu la folie de tenter l'unique, ton fils, et d'accepter son sacrifice pour sauver l'humanité. Je n'ai pas la force d'un dieu. Je n'ai pas la force du père de nos pères. Je ne pourrais sacrifier mon fils, et je sais que c'est une erreur monumentale. Mais depuis Blanqui et sa suite, je ne distingue plus le fils du père... Pourtant, dans un Un, il y a la même quantité de larmes, et je suis sûr que mon coeur est plus cruel que mon fils. Aussi, mon eau est plus précieuse. Mais mon fils est plus fort que moi car plus aguerri. Alors, dois-je me crucifier ? et pour quel autel ? je ne sais pas. Mais je t'aime.

samedi 16 janvier 2010

Ah Dieu. Tout s'en va...


"Il existe dans tout les sentiments humains une fleur primitive, engendrée par un noble enthousiasme qui va toujours faiblissant, jusqu'à ce que le bonheur ne soit plus qu'un souvenir et la gloire un mensonge."
H. De Balzac

Cette phrase me résonne dans la tête comme un clocher un dimanche à midi trente environ. Bien qu'on soit un samedi. Depuis quelques années, disons 20 ans, je me suis décalé de la réalité. A l'école, je ne croyais plus à ces monstres de professeurs m'indiquant le chemin à suivre pour réussir dans la vie qui m'était offerte. Lorsque je rentrais dans la vie dite 'active', le dur labeur était accompli mais l'incompréhension du monde grandissait en moi et je ne trouvais plus la force d'y croire. Comment dois-je aujourd'hui regarder ces jeunes gens qui se lancent tels des aventuriers dans cette vie qui, j'en suis sûr, ne leur correspond pas. Quels sont ces dogmes qui osent nous compromettre dans nos vérités si bâtardes, si puériles au début, et qui sont sans cesse remaniées, réétudiées, réinventées ? Et pourquoi, des décennies après, Balzac a toujours raison ? Hein ? Nom de dieu !
"La prétention au bonheur ..." disait Céline en revenant d'URSS. L'Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Putain ! Quel nom ! Quelle prétention ! Aujourd'hui nous ne pourrions plus inventer ce genre de concept. Même pas démodé. Même pas dépassé. Interdit ! Proscrit ! Bannit ! Tant mieux ? Sur ce genre de conception de vie communautaire, et pourquoi vivre ensemble pour former un monde meilleur ? bah... la peur, peut-être ?, sur cette idée, pauvre donc, le bonheur n'était plus un aboutissement que seule la Mort délivrait, mais un état concret qu'on devait à tout prix admettre et suivre pour ne pas être tuer. Autant dire, quel enfer ! Bon. On connait la suite... 70 ans après, on ferme ! le rideau est levé... on s'embrasse et... on attend la suite. Et ? Ben c'est la merde encore...
Le bonheur n'est toujours pas là. Rien Monsieur. Rien Madame. Ni à gauche. Ni à droite. Et au fond de nos opiums convalescents de ces mondes incertains et prometteurs de conneries maternisantes, plus ou presque plus d'espoirs...
Et oui.
-
"La Vie. La Vraie. Auchan."
- Ah ?
-
"Renault, des voitures à vivre."
- Ah bon ?
-
"Leroy Merlin et vos idées prennent vie."
- Heu...
-
"Partenaire du Bonheur - Chez Casto, y a tout ce qu'il faut"
- ... ?
-
"Porter dans chaque foyer les ressources santé de la nature"
- beurk...
-
"Des femmes qu'on oublie pas"
- Mais arrêtez ! Nom de D...
-
" Rien n'est plus intelligent pour vos dent"
- Arrrg....
-
" Pour les hommes et la femme"
- ...
-
" N'imitez pas, innovez"
- Sniff...
-
"A vous d'inventer la vie qui va avec - Roule à l'optimisme"
- N'en jetez plus je me rend. Pitié ! pitié ! bordel...
- Ah mais y en a des tonnes et des tonnes. Et des plus ficelées, des plus vicieuses, des saugrenues...
- Non ! Je peux plus ! Butez moi ! Qu'on en finisse !
- Ah non, mon charmant ! T'as pas le droit de te carapater de la sorte ! T'es où mon ami, mon véritable...? Ici, on joue ! A tout ! Si tu te barres, t'es pas maudit ! pas proscrit ! et pas enterré ! t'es excusé ! pardonné ! d'avoir pas compris... pas voulu admettre le sacro saint nouveau... l'ordre, le grand ordre, organisé... joyeusement... festivement... gaiement... tralalère... tellement t'es paumé ou que tu cherchais trop loin... et tes pieds ! là ! ouvre... gémit pas... jeune enfant... babille dans ton vomi... T'es artiste ? et cette allure ! concept ? du génie ! Pauvre mal-aimé... Au Panthéon ! Vite ! le temps s'oublie... trop vite... trop grand.

Bref. Ne jamais oublier que toutes fleurs se fanent. Il en est ainsi de la vie. Et des idées. Et des grands hommes...
D'ailleurs, Tours, cité orgueilleuse et conformiste au possible, mal-léchée et sopororifique, jeune quoi !, n'a pas su garder une maison de Balzac. Sa maison d'enfance... (25 rue Royale, devenue 39 rue Nationale) Détruite par la guerre... Allemands ? Anglais ? Américains ? On s'en fout ! maintenant c'est SFR...
"Parce qu'un abonné SFR n'est pas un simple numéro"

dimanche 3 janvier 2010

Au delà du Néant.


On y est. 2010. Et demain, 2011. Et encore après, 2012. Et hop ! un tour de plus. 2013.
J'ai plus la forme pour ces conneries. En fait, j'y crois plus. Ais-je jamais cru à tout cela ?

Demain, je vendrais ma caravane. Cellulaire. Avec des types lisant Burroughs et d'autres disant "A mort l'élitisme !" Et je serais content et méchant.
Comme pour de rire.
J'en ai marre de vos éclats, funeste faciès dégénérés.
Le temps est calme aujourd'hui. Mes textes se meurent doucement. Bientôt.