mardi 28 décembre 2010

A l'ouest...

Hé oui... tout n'est qu'illusion ! Comme un petit chien, blanc, juste maculé d'un peu de boue... un peu crotté, en fait. Et la mémé avec...

Donc, ce soir, je viens fêter avec vous la fin d'une année nulle. Quel plaisir de voir vos gueules de paumés venir s'esclaffer sur mon blog ! Je n'ai pas la prétention de détruire toute intention de venir lire les histoires d'un soir d'un homme qui aime, par narcissisme, se raconter des histoires qui sont propres à sa vie idiote, réalistes et vaines mais je subodore l'exagération outrecuidante de certains (certaines...), une malfaçon, une envie de détruire l'acte de donner. Mais si ça vous fais chier cette exagération, quittez ce blog bordel ! Et ses fautes orthographiques vulgaires pour vos grands esprits ! Nom de Dieu. Certes, je n'ai pas droit à l'erreur parce que j'écris, j'ose. Mais mon maigre talent dans l'assemblage des sons et des mots pêche par mon manque terrible de n'avoir su être un collégien ou lycéen digne de désirer des bonnes notes... Alors, dans ce sens, unique, je vous emmerde. Dignement. Dans toute ma splendeur et ces pêchés. Et puis, un fantôme, dans son entier, n'est qu'une merde assassine qui se cache, qui fait bouh...! par-dessus l'armoire, au fond du couloir... Rien de prétentieux, ni d'intéressant. A l'Ouest, rien de nouveau.

dimanche 5 décembre 2010

Flics I

Et oui, c'était il y a bien deux ans. Je revenais d'un concert joué dans un bar de lesbiennes dans ma ville de renommée catholique. Mon amie, sa copine et moi-même revenions du taudis où mon groupe de rock français à dominante pessimiste et rancunière venait de se produire. Nous avions bu et je reprenais le volant. Nous avions environ une dizaine de kilomètres à parcourir pour rentrer à notre appartement de vie commune. Tout se passa à merveille sauf que lorsque nous arrivâmes au lieu-dit, ma chère et tendre aimée se souvint qu'on avait oublié sa sœur. En boite. Moi qui était content d'avoir su éviter tout contrôle d'alcoolémie devait, dans l'instant, faire demi-tour et revenir au point de départ. Une sainte colère monta en moi et après une engueulade musclée, je décidais de reprendre la route. A cent à l'heure. En ville. Après une conduite quasi-dangereuse (vitesse, colère, alcool), j'arrivais sur un pont et déposais les facétieuses leur disant de rentrer à pieds... Le pont était la mi-chemin entre notre appartement et la boite. Il était à sens unique (impossibilité donc de faire demi-tour) et se terminait par un feu tricolore. Animait par ma rage et mon souci, je redémarrais en trombe, en faisant demi-tour... Au bout de ce pont abject était un rond-point que je pris à l'envers, pour coupé court. Puis, je m'embarquais sur une double voie limitée à cinquante que je prenais à cent dix ! Ma voiture était chargé d'instruments de musique, et d'un amplificateur très volumineux. Dans le coffre d'une Twingo, voiture à vivre, en fin de vie. Il devait être deux heures du matin. Je conduisais ainsi toujours animé par ma colère, lorsque j'aperçus les phares d'une voiture située derrière moi, se rapprochant terriblement et désirant à tout prix me doubler. Cependant, je soupçonnais chez l'incongru, le désir de me foutre au caniveau. Je décidais alors de lutter. Il ne m'aura pas comme ça le salop ! Et ce soir en plus ! Je manœuvrais alors comme un chef de guerre. Rommel ! Patton ! Un autre encore ! Moi ! Ah, tu passes à gauche... et bien prends ça dans tes ronflures ! Tu capitules pas encore ? Assassin ? A droite maintenant ? Ok camarade, je t'envoie ma botte ! Déguerpis, salope ! Non ? T'insistes ? Pédé du cul ! Enjoliveur de téton ! On s'attend au rond-point suivant... Nous étions ainsi, au corps à corps, en pleine ville, à batailler comme des mouches autour d'une merde, qui se posera ? A cent à l'heure... Quand, survint un virage audacieux... D'un angle droit... D'abord à gauche, puis, à droite... Et alors, dans le mille, les teutons anarchistes qui m'en voulaient étaient des flics... Des Pinots... Simples... Mon attirail m'empêchait de voir leur gyrophare, leur autocollant, leur allure... Je m'arrêtais aussitôt. Sur le côté. Eux aussi. Ils sortirent à quatre. Des costauds. Je n'eus pas le temps de me déboucler et d'ouvrir ma porte. Ils m'avaient sorti d'un trait, jeté sur le capot, les bras étirés dans le dos, les menottes aux poings... Mon nez était écrasé sur la tôle... Ils me demandaient pourquoi ? Comment ? T'es qui ? Ordure !!
Je leur expliquais la vérité, toute... Ils étaient perplexes. Quelle case, chef ? Comme aux Assédics... Ils me fouillèrent, me firent souffler. Positif ! Ils se mirent alors à discuter en rond. Comme des enfants. Je regardais les étoiles, seul dans mon coin. Dieu me regardait en souriant. C'est vrai, chacun ses colères... ! Le temps passait. J'avais froid. J'étais heureux. Comme Angelo... Le comble du bonheur n'était peut-être pas au rendez-vous, mais je vivais... Et je ressemblais à Dieu, comme tous les hommes qui ont connu le vrai souffle du bonheur... L'adrénaline...
Mais bon, j'avais froid, et soif. Et les menottes, ça fait mal... Je décidais de leur demander ce qu'ils comptaient faire et ils me détachèrent en me disant d'aller garer mon véhicule un peu plus loin à l'ombre d'une cité peu accueillante... Surpris, j'obtempérais. Eux, remontèrent dans leur voiture, à vivre aussi (mais un autre modèle...), et tout en me tendant mon permis de conduire, je leur demandais d'aller garer ma caisse dans un endroit plus rassurant pour ma quincaillerie. La réponse fut brève : "c'est ça ou le poste !" Je pris alors mon permis et le chemin à pieds de ma maison. Ils partirent dans l'autre sens. Au bout de dix minutes, je fis demi-tour, récupérais mon véhicule et rentrais chez moi...
Ah, les flics...