
Tiens j'vais un peu me raconter. Si. Pour le plaisir. ça plait pas ? Tant mieux ! A défaut de textes...
C'était il y a douze ans. Dans une boite. On vendait des pièces pour automobiles. Des suspensions, des échappements, des freins, des conneries quoi... Un jour mon patron, un zouave d'avant toute guerre, décida que je devais aller livrer un bidon d'huile. 210 litres d'huile. Le gros fût. Mais j'étais tributaire d'un emploi du temps bien ficelé. Je devais faire une maintenance dans une usine très stricte, pointilleuse, sur les horaires. Bref, au dernier moment, tout était chamboulé. Il fallait composé. Aussi, j'acceptais et je m'en allais livrer le client, fou de rage. Arrivé près de l'entrepôt, l'envie de faire un tête à queue m'a pris. Pourquoi ? Nul ne le sait. Du coup, dans mon élan, le bidon traversa la carrosserie de ma fourgonnette racheté à une association d'handicapés mentales et s'en alla terminer sa course, en évitant d'écraser un client, au fond d'un hangar insalubre. Je téléphonais, penaud mais énervé, à cet indélicat stupide, pour lui expliquer mon tracas. La fourgonnette venait de perdre sa porte latérale. Il me raccrocha immédiatement au nez. Que j'ai fort d'ailleurs. Je rentrais alors à la base. Mais alors que je rentrais dans le magasin, le fou me sauta dessus. A l'improviste, l'ordure ! Je répliquais aussi sec, lui disant qu'il n'était qu'un con et que voilà ! Là-dessus, le client initial attendait encore... L'infâme me congédia et me vira. Toujours en colère, je remontais dans mon véhicule et fis une marche arrière. Ce qui explosa l'avant du véhicule de ce malheureux. Bon dieu. Il sortit comme un feu follet de son étable et se mit à m'injurier de toute rancœur. C'était beau. Je ne m'excusais pas et repartis chez moi. Il me téléphona une heure après. On était débordé. Les vacances forcées plus tard...
